Récit NZ : Le Northland à vélo !

janvier 23, 2021

Le Northland à Vélo

En novembre 2017, il y a maintenant plus de trois ans, je suis parti pour mon premier voyage, pour ma première expérience à l’étranger. J’ai choisi la Nouvelle Zélande où j’y ai rejoint un de mes cousins. Il était temps pour moi à 22 ans de vivre quelque chose de fort, seul. J’ai donc quitté mon travail, fait une demande de PVT pour pouvoir travailler à l’étranger et subvenir à mes besoins et je suis parti. Lors de ce voyage j’ai eu l’idée de traverser une partie de l’ile du nord de la Nouvelle Zélande, que l’on appelle le Northland à vélo. C’est sans doute la plus grande expérience de ma vie.

 

Le Northland à Vélo

19 novembre 2017 : C’est le jour ou j’ai acheté le vélo avec lequel je vais effectuer mon excursion, c’est aussi le jour où je trace mon itinéraire avec mon cousin et sa petite amie. au programme près de 1400 kms à vélo au départ d’Auckland. J’ai choisi un vélo de route. Surtout, pour le confort mais aussi la vitesse. Les routes néo-zélandaises sont très vallonnées. En réalité, avec un VTT j’aurais été beaucoup trop lourd et cela aurait été beaucoup trop difficile.

Le Northland à Vélo

07 décembre 2017 : Les préparatifs, sac à dos, chambres à aires, tentes, vêtements, nourriture et sac de couchage. J’effectue aussi la reconnaissance des routes pour quitter Auckland, éviter les grands axes, pas toujours évident en Nouvelle Zélande, il y a peu de routes à l’extérieur des villes. Pour mon itinérance il faudra compter 15 jours, la météo s’annonce très bonne entre le 13 décembre et le 25 décembre. Cela sera alors mon jour de départ, le 13 décembre au petit matin.

13 décembre 2017 : Départ d’Auckland, direction la campagne Glorit. Cette ville n’est qu’une ville étape pour atteindre les lieux les plus importants. La route est longue, à mi chemin dans la ville de Kumeu, l’application de tracé me lâche, je suis perdu, du coup retour aux bases avec l’application Strava. Je reprends ma route après de premiers doutes et une envie de faire demi-tour mais non ! Les bosses sont raides et le manque de forme se fait ressentir.. je souffre légèrement après 80 kms. Après une longue route vallonnée, du soleil et un petit peu de pluie, me voilà arrivé. Mais ici il n’y a rien, seulement des maisons et des fermes.

Pas le choix je tente d’aller chez l’habitant ! Parie payant ! La première maison m’accueille les bras ouverts Jodie et Ian. Assez surpris de la gentillesse des Néo-Zélandais, qui n’ont pas hésité à m’ouvrir leurs portes. À la base je leur ai simplement demandé si je pouvais poser ma tente dans leur jardin et eux ils m’ont offert douche, dîner et même un lit. Une première journée plutôt réussite et enrichissante. (Petite anecdote pour vous prouver la confiance qu’ont les Néo-Zélandais comparé à nous en France : au petit matin ils m’ont laissé dormir seul à la maison pendant qu’ils sont partis travailler.)

14 décembre 2017 : après avoir passé une superbe soirée a échanger avec Jodie et Ian, je reprends la route. Direction l’ouest et non l’est finalement, petit changement. Plus de choses à voir de l’autre côté et des routes sans doute moins dangereuses moins difficile. 70 kms au programme et direction Waipu. De superbes paysages et des jambes qui répondent moyennement. Petit arrêt à mi-chemin pour un repas rapide à 4 dollars et direction Waipu et sa belle cascade. Mais après une montée interminable où j’y ai presque laissé toutes mes forces je rate le coche pour la cascade.

Je me contente d’une superbe vue au sommet, une vue irréelle de la Bay of Bream. J’arrive à Waipu et en cherchant un emplacement pour dormir une dame m’aborde. Après une discussion je l’informe que dès demain je pars pour Paihia et comme par hasard elle se rend dans une ville voisine dès demain matin. Elle me propose donc de m’y déposer . Elle m’offre même un bon matelas dans son garage juste parfait et génial. Avant cette bonne nuit je m’offre une balade de nuit dans la ville de Waipu où j’y rencontre des villageois qui avaient réussi une décoration impressionnante de Noël, plutôt rare ici. Nous avons discuté près d’une heure ensemble : Ils étaient intéressés de savoir comment se déroulait Noël en France. En conclusion, une belle journée.

15 décembre 2017 : Après une super nuit, un super trajet grâce à Jane je rejoins Kerikeri, il me reste seulement 14 kms à parcourir pour rejoindre Paihia. Je m’offre un petit arrêt du côté Horuru pour apercevoir une superbe chute d’eau, vengeance de la veille et je ne regrette pas. Direction Paihia et l’hôtel X BASE à 20 dollars la nuit, première expérience dans un dortoir, je laisse mon vélo et mon sac tout bien cadenassés. Après une bonne pizza dans un restaurant où j’y rencontre un employé français sympathique qui vit ici depuis huit ans, j’en profite pour lui demander comment est la vie ici réellement ? S’ il est heureux ici (C’est clairement le cas, la France ne lui manque pas.)

La suite ? Ça se passe sur l’eau, quelques dauphins pour égayer cette belle journée et une marche sur une île presque paradisiaque. Tout est parfait sur le trajet retour, de nouveau des dauphins que rêver de mieux ? Mais la journée va mal se terminer. La nuit dans mon premier Backpack ce n’est pas vraiment le rêve. Les backpakers n’ont de respect pour personne, ça se passe mal dans la chambre, je suis réveillé au milieu de la nuit et d’autres petits problèmes interviennent. À mon départ le lendemain je me permets de rendre la monnaie de la pièce. Je peux reprendre la route et passer à autre chose. Les aléas comme on dit non ?

16 décembre 2017 : L’océan et les îles, c’est terminé ! En tout cas pour aujourd’hui, direction les terres et la forêt ! Un camping gratuit m’attend derrière le col de Te Rore, le vent s’invite pour la journée et les routes en gravier aussi ! Je souffre terriblement pendant les quarante premiers kilomètres pensant même à m’arrêter. Ce que je fais au 60ème kilomètre devant une petite épicerie. Je rencontre des voyageurs à pied et à vélo et nous buvons un coup ensemble et échangeons nos parcours.

Je reprends la route, 20 kilomètres encore et ce fameux col. Pas très rassuré je me retrouve finalement complètement à l’aise dans la montée, mes jambes et la forme me reviennent et je finis même par décider de me rendre à la prochaine ville et donc d’allonger de 20 kilomètres ma route. J’arrive à Kaitaia dans un nouvel hôtel de backpackers où cette fois-ci tout se passe bien. J’y rencontre plusieurs Français dont un de Toulouse qui rentre pour la France. Après tout cela, je suis fatigué. Par conséquent , je vais me coucher.

17 décembre 2017 : Après une nuit agréable, direction Cape Reinga, le sommet de l’île du nord ! Après un arrêt course au « packn’Save » je poursuis ma route mais il n’y a aucune route sur le bord de l’océan je suis donc obligé de remonter sur la route principale. Je m’offre un détour de 30 kilomètres… routes de gravier, sable, je perds beaucoup de temps. Quand je retrouve la route principale j’ai déjà perdu beaucoup d’énergie. Ça monte et ça descend sans s’arrêter. Et après 100 kms, je suis cramé. Il me reste alors près de 30 kms. Les 30 derniers kilomètres sont les plus durs. Ça monte de plus en plus et je suis au bord de l’explosion mais je n’ai plus le choix les douze derniers kilomètres sont insupportables. J’en oublie le paysage qui sur la fin était pourtant bien plus plaisant. J’arrive finalement à destination mais il n’y a rien ici, je suis alors foutu…

Deux possibilités : profiter du coucher de soleil et dormir ici en camping sauvage ? ou alors rebrousser chemin et trouver un camping ? Le problème c’est que je suis épuisé alors je fais le choix du coucher de soleil. En regardant le coucher de soleil je tombe sur un groupe de Français, on admire ensemble le spectacle en échangeant nos anecdotes de voyage. À cet endroit on aperçoit bien la séparation entre la mer de Tasman et le Pacifique. Après cela, deux Français me proposent de m’emmener en voiture vers le camping : « Damien » et Solene« . je pense qu’ils ont eu pitié de moi haha. On arrive de nuit au camping, puis on prolonge la soirée, boîte de thon pour eux, sandwich pur moi. Souvenir mémorable.  En Maori Reinga veut dire enfer, cela porte bien son nom finalement quand on voit la route affreuse pour l’atteindre.

18 décembre 2017 : Toute épopée a une fin et cela est pour aujourd’hui ! Grâce à Solène et Damien j’ai une possibilité de rentrer en voiture et non en bus. Du coup, il me propose d’effectuer le retour sur Auckland avec eux. Par conséquent, vu ma fatigue et la dangerosité tout de même des routes ici, j’accepte. Au programme du jour : le côté ouest de l’ile du nord mais en voiture cette fois-ci. Du coup le vélo grimpe dans le coffre et nous quittons le camp assez tôt dans la matinée et nous nous rendons sur les dunes de sable (Giant Sand Dunes ) pour y tester les descentes. Le principe est assez simple, grimper en haut des dunes et descendre avec une planche.

Après un bon moment et de belles gamelles, la suite c’est direction la plage de ninety milles beach (90 kilomètres de long) pour ma première baignade dans la mer de Tasman. L’eau est bonne, les vagues aussi. Nous reprenons la route plutôt car ici pas de routes, nous roulons sur le sable, pendant quinze kilomètres pour rejoindre la route principale, le concept est plutôt génial ! Après un arrêt-repas, direction la Waipoua Forest et son gigantesque arbre. L’un des plus grands arbres de Nouvelle Zélande. Après cette gigantesque forêt il ne nous restait plus qu’à rallier Auckland, deux heures trente de route dans la bonne humeur, juste le temps de parcourir la playlist de chacun et de se réécouter nos musiques nostalgiques chacun notre tour ! J’offre mon Macdo à tout le monde pour les remercier de cette journée et ce Trip se termine.

Un voyage c’est aussi des rencontres, cela vous permettra de bien plus apprécier le séjour. Cette expérience est peut-être la plus folle que j’ai pu faire, mais pas la dernière ;). Dans le prochain article, direction l’ile du sud et un road trip de près de 20 jours. Pour conclure je vous laisse visionner la galerie photos de la Nouvelle-Zélande.

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